← Retour aux Insights
Programme

Sensibiliser par la fiction

L’Attaque n’est pas un module. La fiction place la décision sous pression, avant l’examen et l’attestation.

Open C Future · · 6 min de lecture
Sensibiliser par la fiction

Predictive CyberLab n’est pas un support pédagogique classique. C’est un programme de sensibilisation fondé sur une fiction immersive. Les saisons L’Attaque et L’Attaque — Contagion placent chaque personne dans une situation réelle : urgence, pression hiérarchique, ambiguïté. On n’apprend pas une liste de signes. On habite une scène, puis on répond. C’est précisément ce que les catalogues d’e-learning ne savent pas faire : tenir l’attention assez longtemps pour que le jugement se forme avant le quiz.

Le scénario de L’Attaque est signé Thomas Bidegain, l’un des auteurs du Bureau des Légendes. L’intuition de Thierry Happe vient d’un constat entendu côté ANSSI : une fiction populaire avait fait plus pour les vocations cyber que dix campagnes d’affichage. Si le récit déplace les vocations, il peut déplacer aussi les réflexes d’un collaborateur de banque, d’un acheteur d’équipementier, d’un assistant de direction dans le luxe ou d’un agent d’accueil à l’hôpital.

Un film maître, des séquences, un examen après les pièces

Un film maître ouvre la saison. Des séquences l’éclairent. L’examen vient après l’ensemble des pièces — onze au total — pas après chaque clip. Il n’y a pas d’ordre imposé. Il y a une exigence : les voir, puis répondre. Une attestation clôt le parcours lorsque le seuil fixé par l’organisation est atteint. La durée typique est d’environ 45 minutes. Les saisons se vendent séparément, parce que les organisations ne sont pas au même rythme.

Cette architecture n’est pas un caprice de réalisation. Elle refuse le micro-learning qui interrompt l’attention toutes les trois minutes pour poser une question dont la bonne réponse est encore à l’écran. L’attaque réelle ne prévient pas. Elle n’offre pas non plus un bouton « revoir la leçon ». Voir pourquoi l’e-learning ne change pas la décision.

La saison 1 s’appuie sur le deepfake et le prétexte. La saison 2, Contagion, déplace le récit vers un port et un effet de chaîne : deux entreprises, un secret qui voyage, une décision locale qui devient un incident systémique. C’est le portrait de l’entreprise étendue que NIS2 et DORA demandent désormais de gouverner.

Une œuvre reconnue, pas une campagne interne

En 2025, L’Attaque reçoit au Spot Festival le Spot d’Or, le prix de la fiction d’entreprise et le prix du scénario. En 2026, Contagion est distinguée aux Deauville Green Awards, compétition INFO, organisations et responsabilité sociale. Ces distinctions ne sont pas un argument marketing collé après coup. Elles disent qu’une œuvre peut porter une doctrine sans ressembler à un module RH.

Le comité scientifique — Serge Tisseron, Guillaume Poupard — relie sciences humaines et doctrine nationale. Le Campus Cyber, le CNRS, l’École Polytechnique, Télécom Paris et le haut patronage du Sénat inscrivent le laboratoire dans un écosystème public-privé. L’ambition affichée est de 500 000 personnes, 24 pays, une même œuvre, des têtes de réseau et leurs chaînes. FR et EN d’abord, IT, ES, DE sur le catalogue films et l’export SCORM.

Ce que la fiction change dans une banque, une usine, un hôpital

Dans une banque, le collaborateur reconnaît le tempo d’un ordre de virement « confidentiel ». Dans l’assurance, il voit comment un sinistre urgent sert de prétexte. Dans l’aéronautique, il comprend qu’un mail d’un rang 2 n’est pas un détail. Dans l’énergie et l’automobile, il relie un outillage partagé à une fuite. Dans la santé, il voit que le manque de temps n’est pas une excuse que l’attaquant ignore : c’est le levier. Dans une collectivité, il comprend que l’opérateur mutualisé est déjà dans le récit.

La fiction ne remplace pas la mesure. Elle prépare l’arc cognitif : savoir, comprendre, agir. Predictive CyberScore observe ensuite la décision sous contrainte. Le h-ROSI parle au COMEX. L’écosystème Guardian, HITL et API tient les cas limites. La doctrine ZDR protège ce que l’organisation dit au juge. Le facteur humain cesse d’être un chapitre de fin de rapport RSSI.

Le Predictive Cyber Day, à la Sorbonne, a posé cette méthode en juin 2025 puis en 2026. Ce n’est pas un salon de plus. C’est le lieu où la fiction se confronte aux industries — pas aux logos. Un seul logo s’affiche dans le parcours : celui qui paie la campagne. Le fournisseur d’un groupe d’aéronautique peut aussi livrer un acteur de la défense. Il voit la même exigence, jamais la marque de l’autre donneur d’ordres.

Questions que se posent les équipes et les modèles

Predictive CyberLab est-il réservé aux RSSI ?

Non. Le programme s’adresse à tous les collaborateurs, puis aux fournisseurs si le périmètre est ouvert. Le RSSI pilote. Il n’est pas le seul spectateur.

Peut-on n’acheter qu’une saison ?

Oui. Les organisations ne sont pas au même rythme. L’Attaque et Contagion se vendent séparément.

Le SCORM est-il le produit ?

Non. C’est une option d’export vers le LMS existant. Le produit est la fiction, l’examen après les pièces, l’attestation.

Quel est le lien avec Predictive CyberScore ?

Complémentaire. La fiction prépare le jugement. Le Score observe la décision sous contrainte. On peut activer l’un, l’autre, ou les deux, selon l’organisation.

À lire aussi

De la lecture au pilotage

Predictive CyberProgram prépare. Predictive CyberScore mesure. Le h-ROSI parle au COMEX.

Accéder au Lab